Tout savoir sur le 'Squirt'

Le fameux ‘squirt’ ou éjaculation féminine! Parlons-en! On utilise les deux termes de manière interchangeable, mais nous le verrons plus tard, ce n’est pas tout à fait pareil.

À l’heure actuelle il reste encore des sceptiques qui pensent que le squirt est un mythe (sans doute les mêmes qui croient aussi que l’orgasme féminin est une légende urbaine, ou que le clitoris est un des personnages des BD’s Astérix - ça doit sûrement s’épeler Clitorix, d’ailleurs!).

Bref, on s’éparpille déjà! Mais sérieusement en regardant l’histoire, c’est à croire que les femmes d’aujourd’hui seraient peut-être mieux gâtées par les hommes d’avant-hier. On remonte à la Chine antique où des récits érotiques décrivent le point-G et l’éjaculation féminine, recommandant de s’abreuver au ‘calice des femmes’...

Dans le taoïsme comme le tantrisme, le plaisir entre deux êtres est un rituel sacré où l’éjaculation physiologique n’est pas propre qu’à l’homme, mais bien à la femme aussi sur un pied d’égalité.

Entre temps on ne sait pas trop ce qui s’est passé, mais c’est vers le 19e siècle que ça tourne vraiment au vinaigre pour les femmes. Une sexualité assumée est une sexualité dangereuse, dépravée, voire pathologique. 

Soyons claires comme de l’eau de roche, pour l’époque, une femme qui prend son pied et en plus éjacule est bien loin de se conformer à l’image de la compagne sexuellement passive recherchée: un réceptacle à ‘sirop de cordom’ quoi!

Mais dans tout ça, le squirt est-il bien réel? Il a tellement ‘fait de vagues’ récemment que les Anglais, en 2014, se sont vus interdire les vidéos où les femmes squirtaient parce que le bureau de la censure estimait que le liquide qui jaillissait vaillamment de ces mesdames ne pouvait être autre chose que de la pisse, et non de ‘l’eau de jade’ comme le prétendaient les Chinois.

Encore aujourd’hui, les opinions professionnelles et celles de votre voisin qui se cure le nez dans l’ascenseur sont divisées. Décidément, le corps de la femme et ses fonctions ne cessent de causer des problèmes.

Allons-y ensemble, point-G en main, à la découverte de ce phénomène fascinant! ♥

1. Le squirt, c’est du pipi?

Non, enfin parfois oui, un peu. Peut-être. Ça dépend. Voici les réponses scientifiques trouvées en ligne. On n’est pas plus avancé.es.

Voilà ce qu’il se passe: plusieurs études ont été faites, avec des paramètres différents.

Une première étude se contente d’analyser la composition du liquide émis par plusieurs femmes et s’aperçoit que certains échantillons contiennent uniquement de l’urine, et d’autres de l’urine à des degrés variés, avec en plus une sécrétion provenant des glandes de Skene (la prostate féminine)!

2. Le squirt, ça vient d’où?

Ça devient intéressant!

Une deuxième étude fait appel à des ultrasons pour comprendre la provenance de ce liquide miraculeux. On demande à nos braves volontaires de se vider la vessie avant de commencer l’expérience et on note au moment du plaisir culminant (toujours grâce aux ultrasons) que la vessie se re-rempli, puis qu’elle est vide à nouveau après éjaculation. 

Ceci nous amène encore aux glandes de Skene qui, situées entre le vagin et la vessie, avec un canal menant à l’entrée de l’urètre, seraient donc très impliquées dans le processus éjaculatoire féminin. Elles produiraient des sécrétions laiteuses proches de l’éjaculat masculin (sans le sperme) et seraient ainsi responsable de l’éjaculation féminine.

Comme le liquide vient de la vessie, si de l’urine est présente dans l’éjaculat, il se peut que ce soit dû à une vessie non-vide au démarrage des activités menant à l’éjaculation féminine…?

3. Le squirt et l’éjaculation féminine, c’est la même chose?

Pas vraiment. On note deux sécrétions distinctes lors des études. Une première est très liquide (le squirt), et une autre un peu laiteuse (l’éjaculation).

Les deux avec des concentrations d’urine bien différentes selon les échantillons. La première liée à la vessie et aux muscles pelviens, et la deuxième incluant donc les glandes de Skene.

4. Toutes les femmes peuvent-elles squirter?

A priori oui. Si vous êtes munies d’un vagin avec des glandes de Skene et des muscles pelviens. Mais comme nous ne sommes pas toutes constituées exactement pareil, ça peut prendre plus de pratique chez certaines que chez d’autres, avec des méthodes pour y parvenir extrêmement différentes.

5. On ne peut que squirter grâce à une stimulation interne du point G.

FAUX! Le point G est la partie interne du clitoris (ou Clitorix, pour nos amis moins convaincus de son existence réelle).

Ce qui veut dire que la stimulation est clitoridienne de toute manière, et ainsi le squirt peut également survenir grâce à une stimulation externe uniquement de cet appareil précieux.

6. J’ai peur de faire pipi en même temps…?

Il est bien possible que de l’urine se retrouve mélangée au liquide sécrété, puisque comme nous l’avons vu plus haut, le liquide vient de la vessie. 

Videz-là avant de commencer vos acrobaties, hydratez-vous bien, et la présence d’urine dans le squirt sera minimale.

7. Est-ce que squirt = orgasme?

NON! Il se peut qu’un squirt survienne sans qu’il y ait d’orgasme.

On a vite fait de se retrouver le bec dans l’eau (ou pas) si on pense qu’ils sont interdépendants. Un orgasme peut débarquer tout seul ou accompagné d’un squirt, de la même manière qu’un squirt peut jaillir sans orgasme.

C’est quand ils arrivent en même temps qu’on voit les feux d’artifices! ♥

8. Y a t-il des positions plus propices pour le squirt?

Tout dépend des femmes, encore une fois, et de leur anatomie combinée avec celle de la personne ou objet ‘assistant’ à cette opération. 

Si vous êtes à deux, on peut privilégier les angles où le point G est stimulé, en voici une petite liste (non exhaustive) tirée du Kamasutra:

9. Puis-je me faire squirter toute seule?

Oui! À la bonne heure! Il vous faudra peut-être adapter les outils en fonction de vos préférences, mais avec les bons sex-toys pour une stimulation interne, ou avec un vibromasseur ou les doigts pour une stimulation externe, tout est possible (quasi)!

Certaines femmes préfèrent s’isoler dans la baignoire ou la douche pour éviter tout type de nettoyage post-squirt, d’autres iront plus volontiers mettre une serviette dans le lit pour être à l’aise et confortable. Libre à vous de trouver votre endroit insolite et de vous prêter main forte où et comme bon vous semble! 

C’est peut-être aussi un moyen plus intime de tenter afin d’apprendre les techniques qui fonctionnent, celles qui ne fonctionnent pas, et d’apprivoiser les sensations.

10. Y a-t-il des sex-toys plus adaptés?

Parce qu’on est toutes si différentes il y a une multitude de sex-toys qui peuvent nous amener au septième ciel des femmes-fontaines.

Comme on trouve la liste des 14 meilleurs sex-toys pour squirter de Buzzfeed assez complète, on vous laisse libre de découvrir à votre rythme.

11. Le squirt représenté dans le porno…

Non, on ne squirt pas toutes de la même façon non plus. Les éruptions dignes du Bellagio de Las Vegas, ce n’est pas pour Madame Tout-Le-Monde. Ce qu’on voit dans le porno mainstream (désolée de vous ramollir la nouille), la plupart du temps, c’est truqué! 

Certaines actrices avouent simplement uriner au moment où le metteur en scène donne le signal, d’autres se font remplir le vagin à coup de douches vaginales afin de pouvoir expulser de gros volumes. 

N’en reste pas moins que le squirt survient à doses et puissances inégales à travers la gent féminine. C’est la vie...

12. Les Kegels, des exercices magiques pour contrôler les muscles pelviens... et donc améliorer nos orgasmes!

Les Kegels, c’est quoi? Tout simplement une série d’exercices qu’on peut faire tranquillement chez soi en regardant Netflix, avec ou sans boules de Geisha. Ça fait quoi exactement?

Les boules de Geisha sont des poids qu’on peut insérer dans le vagin. En contractant les muscles du plancher pelvien, nous sommes donc à même de retenir les boules à l’intérieur, renforçant ainsi les muscles qui contrôlent pas mal des choses qui se passent dans la région pendant un orgasme.

Vous l’aurez sans doute senti vous-même, lors d’un orgasme chez la femme, ces muscles se contractent de manière involontaire. Maintenant, si on vous disait que pendant les rapports, contracter ces mêmes muscles peuvent aider à provoquer un orgasme car les mouvements et contractions vont venir stimuler directement le point G.

Le rapport avec le squirt? Contente que vous posiez la question! Un orgasme intense va faire travailler les muscles pelviens, et peut tout à fait provoquer le squirt. Donc plus ces muscles ont l’habitude de travailler plus ils peuvent aider le squirt. ♥

13. Le massage sensuel, un incontournable pour se mettre dans l’ambiance.

Maintenant qu’on a parlé des contractions, on va aborder notre dernier point: la décontraction.

Ça peut sembler contradictoire, mais finalement, pas tant que ça. Se mettre dans le bain pour stimuler non seulement tout le corps, mais aussi l’esprit engage plus qu’un acte sexuel dénué de conscience.

Alors pour invoquer les dieux/déesses orgasmiques en nous, commencez par des caresses sensuelles avec les bons points de pression pour relâcher la tension et intensifier le plaisir.

Pour vous aider à les trouver, voici les 8 points de pression à connaître pour libérer notre énergie sexuelle.

La plupart de ces points peuvent être atteints sans partenaire nécessairement, même pour le sacrum si vous avez chez vous des boules de massage… ♥

Sur ce, bon squirt à toutes! 

 

LES DERNIERS ARTICLES DU BLOG

 
 
Précédent
Précédent

14 conseils sexo/couple que je donnerai aujourd’hui à l’adolescent que j’étais!

Suivant
Suivant

Sommes-nous toute.s des sadiques refoulé.es?